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| L'observation des baleines à bosse est réalisée chaque année pendant de 2 à 3 mois dans le sud de la Grande Terre. Les baleines sont repérées à l’aide de jumelles à partir d’un poste d’observation terrestre, le Cap N'doua. Le trajet et le comportement des animaux sont suivis à l’aide d’une longue vue. Les observations sont réalisées à la fois depuis la terre et en mer grace à un contact permanent relie le poste d’observation terrestre à l’équipe embarquée à bord du bateau. |
Autres zones d'étude
Des observations ont été réalisées
à Lifou dans le grand lagon nord, le lagon est, le lagon nord-ouest et le
complexe récifal des Chesterfield.
| Pour chaque groupe rencontré les informations suivantes sont relevées : |
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Chaque animal est individuellement identifié par photo-identification, le type de caudale, le type de flanc sont notés. |
type 1 |
type 2 |
type 3 |
type 4 |
![]() type 5 |
| Les baleines à bosse de l'hémisphère
sud, et particulièrement celles du Pacifique sud-ouest, possèdent
la particularité d'avoir des flancs qui peuvent présenter
une pigmentation blanche.
Ces flancs, classés en quatre types, peuvent être utilisés pour reconnaître un animal. |
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Grâce à ce modèle de pigmentation
unique, 359 baleines à bosse ont été individuellement
identifiées en Nouvelle-Calédonie depuis 1993 (Garrigue
et Greaves, 1999).
| En terme de biologie, l’identification d’un
individu une année X est appelée « capture »,
sa « re-identification » une année X+1 « recapture
»; ce type d’information est indispensable pour estimer la taille
de la population de baleines qui fréquente le lagon.
En utilisant des photographies en guise de "capture" et de "recapture", la population a été estimée à 314 animaux. (Garrigue, Greaves et Chambellant, 2000). Le même type d'analyse a été réalisé à partir des informations génétiques. Une seconde estimation de la population a été calculée (Garrigue et al., 2002b, Garrigue et al., 2004). |
HNC009, 1999 |
La comparaison des photographies permet de reconnaître chaque animal, de retracer son histoire individuelle et de découvrir les échanges migratoires. |
HNC009, 1997 |
C'est ainsi que Chenille, la baleine HNC009, a été observée pour la première fois en 1993. Elle a été revue en 1997 accompagnée d'un baleineau puis observée à nouveau en 1999 au sein d'un groupe reproducteur. En 2000 et en 2004 elle a été vue avec un baleineau. |
HNC009, 2000 |
Au sein du groupe de recherche sur les cétacés du Pacifique sud les clichés provenant de différentes îles du Pacifique sud ont pu être comparés (Garrigue et al., 2000). |
Carlos Olavarria
| A partir de fragment de tissu, il est possible, par analyse génétique, d’extraire et d'étudier l’ADN des cellules. Pour cela, des biopsies, consistant à prélever un morceau de peau et de gras, sont réalisées. Une arbalète est utilisée pour projeter une flèche dont l’extrémité est munie d’un petit emporte-pièce. En percutant le dos de l’animal, elle prélève un morceau de tissu d'environ 1cm3 ce qui correspondrait chez l'homme à une rognure d'ongle. La flèche munie d’un flotteur est ensuite récupérée en surface. La peau est séparée du gras. Elle est conservée dans un tube contenant de l’éthanol. Le gras est enveloppé dans un morceau de papier aluminium et congelé. |
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L'analyse génétique des échantillons actuellement en cours à l'Université d'Auckland (Laboratory of Evolution and Ecology) va permettre d'établir l’identité génétique des animaux, de connaître leurs liens "familiaux" et leur sexe. La comparaison d’échantillons provenant de différentes localités permettra d’établir une éventuelle parenté génétique entre les individus et de savoir s’ils sont issus d’un même stock (Rosenbaum et al., 1998). Elle permet également d'obtenir la carte d'identité génétique de chaque animal. Cette information utilisée comme une marque de "capture" ou de "recapture" permet de calculer la taille de la population (Garrigue et al., 2002b). |